Le constat est sans appel : le Vieux Continent subit de plein fouet le dérèglement climatique, avec une hausse des températures deux fois plus rapide que la moyenne mondiale. Le rapport annuel publié ce mercredi 29 avril par l’observatoire Copernicus et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) confirme que l’année 2025 a marqué un tournant historique et inquiétant.
Une surchauffe quasi intégrale
Pour la première fois, la hausse du thermomètre n’épargne pratiquement aucune zone géographique. De l’Islande à la Russie occidentale, en passant par la Scandinavie et le bassin méditerranéen, la vague de chaleur est devenue la norme. Entre 95 % et 99,9 % du territoire européen a enregistré des températures annuelles supérieures aux normales de la période 1991-2020. L’anomalie thermique est désormais globale, incluant des régions autrefois préservées comme le Groenland et le Royaume-Uni.
Pourquoi l’Europe chauffe-t-elle si vite ?
Cette accélération s’explique par une combinaison de facteurs géographiques et atmosphériques. L’Europe est entourée de mers qui se réchauffent rapidement, et la réduction de la couverture neigeuse dans les zones polaires crée un cercle vicieux : moins de neige signifie moins de réflexion solaire et donc une absorption accrue de la chaleur par le sol.
« En 2025, nous avons franchi un seuil où la surchauffe n’est plus une exception régionale, mais une réalité continentale généralisée. » — Synthèse du rapport Copernicus/OMM.




