Sous l’impulsion du Président Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon franchit une étape symbolique dans la valorisation de son patrimoine. Désormais, chaque vendredi, les agents publics devront délaisser le costume occidental au profit de tenues traditionnelles africaines.
Réuni en Conseil des ministres le jeudi 30 avril 2026, le gouvernement a adopté un décret historique rendant obligatoire le port de la tenue africaine une fois par semaine. Cette mesure, fondée sur l’article 95 de la Constitution, vise à renforcer l’identité nationale et à promouvoir les valeurs culturelles au cœur des institutions étatiques. Pour les autorités de la transition, il s’agit d’affirmer fièrement l’appartenance au continent à travers le vêtement de service.
Les standards vestimentaires définis
Le texte précise rigoureusement les codes vestimentaires attendus pour cette journée de fin de semaine. C’est ainsi que pour les hommes : Un ensemble composé d’un pantalon et d’une chemise en pagne. Le port de la cravate est proscrit, tandis que les chaussures fermées restent de rigueur. Pour les femmes : Plusieurs options sont autorisées, notamment l’ensemble deux pièces en tissu africain, le boubou, la grande robe brodée, ou encore le pagne associé à un corsage d’apparat et un foulard.
Un levier pour l’économie locale
Au-delà de la symbolique politique et culturelle, cette décision est perçue comme un soutien direct aux artisans et créateurs locaux. En imposant ces standards dans toutes les administrations publiques, l’État gabonais stimule la demande pour les tissus et la confection « made in Africa », transformant ainsi chaque vendredi en une vitrine du savoir-faire artisanal du pays.




