Dans un État de droit, le silence des langues nationales dans l’administration est souvent synonyme d’exclusion. C’est le cri de ralliement scientifique de Gbènagnon D. Léonce KPANOU qui, ce mardi 23 avril 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), a soutenu une thèse magistrale sur les droits linguistiques. Verdict du jury : mention « Très honorable » à l’unanimité pour un travail qui redéfinit les contours de la citoyenneté béninoise.

Sous les voûtes de la salle de conférence du Laboratoire des Sciences du Langage et de la Communication (LaSciLCom), le désormais Docteur Gbènagnon Léonce D. KPANOU a brillamment défendu son thème : « Contexte multilingue et droits linguistiques au Bénin : pratiques, enjeux et perspectives ». Loin d’être une simple étude théorique, cette recherche explore les zones d’ombre de notre système : comment un citoyen peut-il pleinement se défendre ou s’éduquer si la langue de l’institution lui est étrangère ? En passant au crible la justice, l’enseignement et l’administration décentralisée, l’impétrant a mis en lumière une réalité criante : la barrière linguistique est souvent le premier obstacle à l’équité sociale.

Un sacre académique sous un regard international
La pertinence du sujet a mobilisé un jury de haut rang, reflet de l’importance africaine de cette problématique. Présidé par le professeur Célestin Amoussou de l’université d’abomey-calavi, le jury comprenait aussi le professeur Moufoutaou Adjéran (UAC), ainsi que les professeurs Bernard Kaboré (l’université Joseph Ki-Zerbo), Tchaa Pali (Université de Kara) et Elie Yebou (UAC). Les membres du jury ont salué « l’audace d’un sujet novateur » et la rigueur d’une analyse portée par une plume fluide. Pour les experts, le travail de Dr Gbènagnon Léonce D. KPANOU ne se contente pas de poser un diagnostic ; il propose des solutions concrètes pour intégrer nos langues dans les politiques publiques.

Un plaidoyer pour l’avenir de l’Afrique
Si le Dr KPANOU a ancré ses recherches dans le sol béninois, ses conclusions résonnent sur tout le continent. À l’heure où l’Afrique cherche ses propres modèles de développement, la question de la langue s’impose comme un levier de souveraineté et de dignité. Cette distinction académique n’est pas seulement l’aboutissement d’un parcours personnel, c’est l’ouverture d’un nouveau chapitre pour le droit au Bénin. Avec les travaux du Dr Léonce KPANOU, les décideurs disposent désormais d’une boussole scientifique pour bâtir une nation où chaque mot compte, et où chaque citoyen, quelle que soit sa langue, se sent enfin chez lui.
Africa News Times





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