Cinq jours après les assauts coordonnés qui ont ébranlé le régime militaire, Bamako a vibré ce 30 avril au rythme des obsèques nationales du ministre de la Défense. Sous l’égide du Colonel Assimi Goïta, la nation a salué la mémoire d’un pilier de la transition, tombé lors des récentes attaques revendiquées par le Jnim et le FLA.
C’est dans une atmosphère de recueillement empreinte de gravité que s’est tenue, ce jeudi au bataillon du génie militaire, la cérémonie d’hommage au Général Sadio Camara. Le centre-ville de Bamako, transformé pour l’occasion en camp retranché, a accueilli des milliers de citoyens venus saluer une dernière fois celui qui occupait une place centrale au sein de l’appareil sécuritaire malien.
Une solidarité régionale affichée
L’événement a pris une dimension sahélienne avec la présence remarquée des ministres de la Défense du Niger et du Burkina Faso. Ce déplacement des alliés de l’Alliance des États du Sahel (AES) souligne la solidarité des régimes de transition face à la recrudescence des menaces terroristes et rebelles dans la région.
Un dispositif sécuritaire exceptionnel
Le traumatisme des attaques de ce week-end était encore visible à travers le dispositif de sécurité hors norme déployé pour l’occasion. Des unités d’élite lourdement armées ont quadrillé chaque accès à la cérémonie, témoignant de la vigilance extrême du gouvernement de transition après la disparition brutale de l’un de ses plus hauts responsables.
Le souvenir d’un ministre de premier plan
Le chef de l’État, Assimi Goïta, s’est incliné devant la dépouille de son proche collaborateur, dont la mort en service actif marque un tournant dans la lutte menée par Bamako pour la souveraineté territoriale. Pour les milliers de Maliens présents, cet hommage n’était pas seulement un adieu à un homme, mais un symbole de résilience nationale face aux récents revers sécuritaires.




