Plusieurs mois après les élections d’octobre et novembre, la commission d’enquête gouvernementale a brisé le silence sur le bilan humain des répressions. Jeudi, son président, Mohamed Chande Othman, a fait état de 518 morts (dont 20 mineurs et 16 policiers) et de 2 390 blessés.
Un bilan contesté
Ces chiffres officiels sont loin de faire l’unanimité. L’opposition, qui dénombre de son côté plus de 2 000 victimes, accuse le pouvoir de manipulation. Pour les opposants, ce rapport est une tentative délibérée d’« étouffer les crimes » commis par les forces de sécurité lors des manifestations anti-pouvoir. Bien qu’officielle, la commission n’a désigné aucun responsable pour ces décès, se contentant de préciser que le bilan pourrait encore évoluer.
Cette annonce ravive les tensions dans un pays encore marqué par la violence qui avait entouré le double scrutin présidentiel et législatif.
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