En provenance d’Algérie, le souverain pontife a entamé ce mercredi 15 avril la deuxième étape de son périple africain. Dès son arrivée à Yaoundé, Léon XIV a marqué les esprits par un discours de fermeté adressé aux dirigeants du pays, les appelant à une profonde réforme morale.
S’exprimant en français devant les autorités et le corps diplomatique, le Pape n’a pas usé de périphrases. Il a exhorté le gouvernement camerounais à « briser les chaînes de la corruption » et à rétablir la confiance nationale par le respect de l’État de droit.
« Il est temps d’oser faire un examen de conscience et un saut qualitatif courageux », a-t-il déclaré, soulignant que la gestion transparente des ressources publiques est le seul rempart contre l’effritement des institutions.
L’accueil réservé au Saint-Père a été à la hauteur de l’événement. Sous une chaleur accablante, des milliers de fidèles ont envahi les axes routiers entre l’aéroport et le centre-ville. Entre chants, percussions et drapeaux du Vatican, la population a exprimé son espoir de voir cette visite apaiser les maux du pays.
Cette liesse contraste avec le début de tournée mouvementé du Pape où son passage en Algérie a été assombri par un double attentat suicide près d’Alger. Sur la scène diplomatique : Il a dû faire face aux critiques acerbes de Donald Trump et de son vice-président, JD Vance.
Au-delà de la lutte contre la corruption, l’enjeu majeur de ce voyage reste la crise sécuritaire. Le Pape se rendra prochainement dans les régions anglophones, en proie à une guerre civile dévastatrice depuis près de dix ans. Son objectif est clair : porter un message de réconciliation dans un pays multiconfessionnel meurtri par les divisions internes.




