Après avoir suspendu les partis politiques, le régime d’Ibrahim Traoré franchit une nouvelle étape dans la restriction des libertés. Ce mercredi 15 avril, le ministère de l’Administration territoriale a annoncé la dissolution de 118 organisations opérant dans les secteurs de la santé, du social et des droits humains.
Cette mesure s’appuie sur la loi controversée du 17 juillet 2025. Officiellement destinée à lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, cette législation impose surtout un contrôle étroit de la société civile par le pouvoir militaire.
Parmi les structures visées figurent des acteurs majeurs tels que : L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) ; L’Association burkinabè pour le bien-être de la jeunesse et la lutte contre le VIH/sida ; Des réseaux de défense des droits syndicaux et de soutien aux personnes handicapées ou âgées.
Cette décision intervient peu après la publication d’un rapport accablant de Human Rights Watch. Le gouvernement a réagi en dénonçant des « officines impérialistes déguisées », confirmant ainsi sa volonté de neutraliser toute voix dissidente au sein du pays.




