L’opulence affichée par les stars de la musique reflète-t-elle leur véritable santé financière ? Pas si sûr, selon Akon. Lors d’une récente sortie médiatique, la mégastar sénégalo-américaine a jeté un pavé dans la mare en déconstruisant le mythe de la richesse absolue qui entoure les acteurs de l’industrie musicale. Pour le chanteur et producteur, les artistes sont en réalité bien loin d’être les principaux bénéficiaires des millions générés par leurs propres œuvres.
Le mirage des réseaux sociaux et des clips de luxe
C’est au micro du média Hip Hop Eye que l’interprète de l’indémodable Lonely a choisi de briser le tabou de l’argent dans le show-business. Il rappelle que l’imagerie populaire — alimentée par des clips somptueux, des grosses cylindrées et un train de vie fastueux mis en scène sur les réseaux sociaux — est souvent trompeuse.
« Les artistes ne sont pas nécessairement aussi fortunés que l’image qu’ils renvoient au public », a-t-il souligné, insistant sur le fait que ce décor de carte postale ne correspond que très rarement à la réalité de leurs comptes bancaires.
Une industrie aux profits partagés
En coulisses, la réalité économique est beaucoup plus complexe pour les créateurs. Entre les contrats de licence souvent désavantageux, les commissions des managers, les parts des maisons de disques et les frais de production exorbitants, le pourcentage qui revient directement à l’artiste s’amenuise rapidement. Par cette mise au point lucide, Akon rappelle ainsi aux jeunes talents et aux mélomanes que dans l’univers de la musique, le paraître l’emporte trop souvent sur l’avoir.




